Mont-Bouët, le plus cité
Dans le 3e arrondissement de Libreville, Mont-Bouët est présenté par la presse comme le plus grand marché du pays. On y trouve des fruits et des légumes, du poisson, des moulins à maïs, mais aussi des pagnes et de la friperie. Le marché a connu plusieurs incendies, en 2012, en 2014 et en août 2023.
Il change encore. En mars 2026, une fermeture avancée à 17 h 30 a été annoncée, et contestée par les commerçants. Un centre commercial était en chantier lors d'une visite officielle en juin 2026. Selon la presse gabonaise, la vente de volaille et de viande de brousse n'y est plus permise sur place depuis le 1er octobre 2026, avec un relogement proposé à Oloumi et à Mindoubé.
Pour les courses de vivres, Mont-Bouët reste le marché où l'on trouve le plus de choix au même endroit. Il vaut mieux y aller tôt.
Les marchés récents
- Oloumi, dans le 5e arrondissement : un marché national inauguré le 31 janvier 2025, d'environ 4 000 m² et 700 places, pensé pour les produits agricoles et agroalimentaires.
- Mindoubé 1, également dans le 5e arrondissement : un grand marché inauguré le 14 août 2026, de 5 000 m², avec 130 étals et une zone de vente en gros.
- Akanda : un marché inauguré le 15 mai 2025, avec 248 étals et une chambre froide.
Ces nouveaux marchés offrent des allées couvertes et plus de place. Il faut parfois quelques mois pour que les commerçantes s'y installent toutes et que les habitudes des acheteurs suivent.


Les marchés spécialisés
- Le marché Banane du PK8, à l'entrée de Libreville sur la N1 : c'est de là que partent les régimes de plantain vers les autres marchés de la ville. On y trouve aussi des dépôts de manioc roui, contrôlés par l'agence de sécurité sanitaire des aliments en 2021.
- Akébé : un marché vivrier, dont les entrepôts de manioc roui ont été visités lors des mêmes contrôles de 2021.
- Le PK12 : des vendeuses de vivres installées au carrefour, et un dépôt de pâte de manioc.
- Awoungou, à Owendo : un marché ouvert en 2010, animé surtout le samedi, avec des vivres venus de l'intérieur du pays et du poisson frais (L'Union, janvier 2020). Un nouveau marché municipal est en chantier à Owendo, sa livraison est annoncée pour 2028.
Dans le 2e arrondissement, Nkembo a son marché de jour ; le soir, un marché spontané s'installait aussi au rond-point, surtout pour les vêtements (presse, 2022).
Faire son marché : quelques habitudes
| Ce qu'on cherche | Où regarder en premier |
|---|---|
| Plantain en quantité | Marché Banane du PK8, puis les grands marchés |
| Pâte de manioc, bâtons | Dépôts d'Akébé et du PK12, étals de tous les marchés |
| Poisson frais | Awoungou le samedi, débarcadères |
| Poisson fumé, crevettes | Étals de poisson de Mont-Bouët et des grands marchés |
| Achats en gros | Zone de gros de Mindoubé 1 |
Quelques conseils valent pour tous les marchés. Venez tôt le matin, quand les produits sont frais et l'affluence moindre. Prévoyez de la petite monnaie et vos propres sacs. Les prix au tas se discutent poliment, surtout si l'on achète plusieurs choses à la même vendeuse.
Les horaires changent d'un marché à l'autre, et parfois d'une année à l'autre, comme à Mont-Bouët : en cas de doute, mieux vaut se renseigner auprès des commerçantes du quartier.
Grand marché ou marché de quartier
Les grands marchés ne sont pas les seuls points de vente. Dans presque chaque quartier, quelques étals ou un petit marché proposent l'essentiel : bâtons, plantain, piment, tomates, parfois du poisson fumé. Pour les achats du jour, ils évitent un long trajet. Les grands marchés servent plutôt aux courses de la semaine, aux achats en quantité et aux produits moins courants, comme l'odika en grosse galette ou le nkumu en botte.
Une bonne organisation combine les deux : un passage hebdomadaire dans un grand marché pour les produits qui se gardent, et des achats au quartier pour le frais. C'est aussi une façon de limiter le gaspillage, en n'achetant le périssable qu'au moment de le cuisiner.
Ce que le marché dit des importations
En traversant un marché de Libreville, on voit vite la frontière entre le local et l'importé : d'un côté, le manioc, le plantain, les feuilles, le poisson fumé ; de l'autre, le riz en sacs, le poulet congelé, l'huile en bidons. La page sur l'origine de ce qu'on achète donne les chiffres et quelques réflexes pour lire l'emballage. Et une partie de ce qui paraît local arrive en réalité des pays voisins, comme le montre la page du plantain camerounais.
Prix et dates sont des repères tirés de la presse et des rapports cités : au marché, tout se discute et tout change vite.